Samedi 5 décembre 2009
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14:23
Une vente privée de
LIVRES NEUFS
est organisée
samedi 12 décembre et dimanche 13 décembre
de 14h à 19h
Grand choix de livres
(Littérature poches et grands
formats adultes,
Littérature et albums pour
enfants,
Beaux livres, voyages, peinture, photo, art de vivre …)
Tous les livres à 50% de leur prix initial
Pensez à vos cadeaux de noël et/ou faites vous plaisir ! …
La Muse Agitée – 40, chemin de la Source, Villa N°
18
06 130 Saint Jacques de Grasse
pour toute info complémentaire :
lamuseagitee@orange.fr
Publié dans : Evènements
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Lundi 10 août 2009
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/2009
17:20
XVIème siècle, l’Europe est en ébullition. L’institution catholique craint pour sa stabilité et punit toujours plus sévèrement
les déviants, et les infidèles. Fils d’un noble prélat florentin, Zénon Ligre était promis au confort d’une existence parfaitement balisée et bercée de certitudes. Celle-là même qu’il devrait
rencontrer au terme de ses études de théologie. Cet aventurier empiriste et humaniste préfèrera emprunter le sentier de traverse, celui du doute et de l’incertitude.
A la fois alchimiste, médecin et libre penseur, Zénon intrigue autant qu'il inquiète. Condamné à l’ostracisme et à la solitude, il est une figure tragique de la raison impuissante face au
fanatisme institutionnalisé. Malgré toutes les précautions qu’il prendra afin de dissimuler son identité, ses recherches et ses écrits sacrilèges, l’Inquisition continuera de le traquer afin
d’étouffer au plus vite la menace qu’il représente.
Comme une comète dans la nuit, Zénon éclairera les ténèbres de la Renaissance le temps si bref et pourtant si long d’une vie humaine. En faisant le choix de l’intégrité et de la dignité, il s’est
lui-même condamné à la solitude. Partant d’un tel constat il est difficile de ne pas voir le pessimisme sous-jacent au destin tragique de ce héros existentialiste avant l’heure. À force
d’intolérance et de cynisme les hommes finiront-ils par perdre l’Homme ?
L’œuvre au Noir est l’aboutissement du travail d’une vie ainsi qu’un chef d’œuvre de la littérature contemporaine, à tel point que le prix Fémina qui fut décerné à Marguerite Yourcenar à
l’unanimité en 1968 semble presque anecdotique au regard de l’intemporalité des thèmes qui sont développés au fil de l’ouvrage et de la puissance lyrique de son héros haut en couleur. Il s’agit
d’un roman érudit et poignant, rédigé dans une langue dont la richesse peut en rebuter certains, même s’il serait vraiment regrettable d’en interrompre la lecture pour cette raison. À lire au
moins une fois !
Marguerite Yourcenar, L'oeuvre au noir, Editions Gallimard Folio
Vendredi 31 juillet 2009
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10:07
Liz et Sarabeth sont amies depuis l’enfance. Liz est mariée et confortablement installée dans une vie de famille avec son mari et
ses deux enfants. Sarabeth vit seule et fabrique des abat-jours originaux pour gagner sa vie. Liz est une mère de famille accomplie, Sarabeth une originale un peu en marge. Elles ont en commun
leur enfance, leur adolescence et leur âge de femme adulte, reliés par un trait d’union indélébile. Elles partagent régulièrement des dîners en tête-à-tête au cours desquels elles se confient et
s’épaulent, rient, se souviennent, et ne se jugent pas dans leurs modes de vies différents.
La fille de Liz, Lauren, traverse des 15 ans dépressifs qui la conduisent à faire une tentative de suicide, laquelle va bouleverser par ricochet, les rapports des deux amies. L’éloignement de Liz
et Sarabeth sera alors le point de départ d’une souffrance commune aux deux femmes autant qu’un recul nécessaire. Leur amitié s’en trouvera au final transformée.
Le roman se découpe en trois chapitres forts bien menés, avec des protagonistes qui tour à tour prennent la parole par le biais de l’auteur. Ann Packer décrit un tissage de relations si
bien imbriquées les unes aux autres que les conséquences décrites sont précisément ressenties par le lecteur. L’adolescence de Lauren et sa mine de détails est particulièrement bien décrite, tout
comme l’éloignement des deux amies qui en ne se parlant plus de l’essentiel, ne trouvent plus rien à se dire. L’amitié est bien le thème central du roman mais on peut également suivre de très
près les autres personnages, comme le père ou le frère de Lauren, sans jamais se lasser de plonger avec l’auteur dans l’intimité de chacun. Un livre à tiroirs, passionnant tant dans sa facture,
que dans son analyse, sans surcharge ni pathos, des rapports humains et familiaux.
Ann Packer, Chanson sans paroles, Editions de L'Olivier
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1
Samedi 25 juillet 2009
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15:55
A l’ombre de ses années passées, François-Elie Corentin, peintre du XVIIIème siècle en fin de carrière, n’imaginait probablement pas la visite qu’il
recevrait en cette nuit du 15 nivôse de l’An II.
« Tu sais peindre les dieux et les héros, citoyen peintre ? C’est une assemblée de héros que nous te demandons. Peins-les comme des dieux ou des monstres, ou même comme des hommes, si le cœur
t’en dit. Peins Le Grand Comité de l’an II. Le Comité de salut public. Fais-en ce que tu veux : des saints, des tyrans, des larrons, des princes. Mais mets-les tous ensemble, en bonne séance
fraternelle, comme des frères » lui dit l’homme venu le chercher pour lui passer cette étrange commande.
Voilà donc le vieux Corentin rattrapé par l’Histoire. Il peindra les onze du comité du salut public, les Carnot, Prieur, Robespierre, Saint-Just etc. Le sacre des hommes et celui du sang. Il
peindra ce qui n’a jamais et ne sera plus jamais représenté. Le sacré fait homme. Celui que toute représentation ne peut que trahir. Et il le fera dans le plus grand secret. Pour qui ? Pourquoi
?
Au bout de l’Histoire quelques fils seulement s’entremêlent par-dessus nos vies. C’est si fragile l’Histoire. Son cours est si capricieux parfois.
Dans une langue parfaitement maîtrisée, Pierre Michon se passionne pour une œuvre et son histoire, pour l’Histoire et pour les êtres qui la font et ceux qui l’accompagnent. Pour ce
peintre et sa jeunesse, son chef d’œuvre et ses doutes. Pour ces hommes puissants qui œuvrent pour la première fois au nom du peuple, et font comme s’ils maîtrisaient leur destin. Pour tout ce
qui dépasse ces vies studieuses, méticuleusement accrochées à la vie, comme de bons élèves, à leurs devoirs. Pour qui ? Pourquoi ? On ne sait trop finalement, et quelque chose d’essentiel manque
pour emporter totalement le lecteur. Un livre d’érudit, intéressant et intelligent, mais qui trop vite s’arrête à la simple évocation de l’érudition.
Pierre Michon, Les Onze, Editions Verdier, 135 pages
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Jeudi 16 juillet 2009
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08:55
Le comte de Saint-Hilaire, ancien ambassadeur, a été abattu dans son bureau, en
pleine nuit. L’agresseur n’a pas fait dans la dentelle : une première balle qui a tué le comte instantanément, et trois autres, bizarrement tirées dans le dos, comme par acharnement. Malgré cette
sauvagerie, le meurtrier a ensuite pris soin d’éliminer tout indice potentiel, avec une minutie rarement égalée. Personne ne voit comment il a pu entrer et sortir de l’appartement du comte. La
bonne n’a rien entendu. Le comte n’avait pas d’ennemi, ni de fortune à léguer. Le mobile paraît inexistant, les quelques personnes de son entourage hors de tous soupçons, et tous pourvus d’alibis
imparables.
Maigret se lance dans une enquête difficile, dans un milieu qu’il ne connait pas et ne comprend que peu. Malgré les réticences des autorités, il décide de tirer sur le seul fil qu’il ait entre
les doigts, ténu : celui d’un amour impossible, entretenu à distance pendant près de cinquante ans, avec une femme contrainte d’épouser un meilleur parti que celui de Saint-Hilaire.
Quel plaisir toujours renouvelé de retrouver la plume de Simenon et la clairvoyance bourrue de son héros principal, le commissaire Maigret ! Comme toujours, l’énigme semble impossible à
résoudre, et son dénouement est une incroyable surprise. Comme toujours, là n’est pas l’essentiel, loin s’en faut. Seule compte cette écriture concise, et sa parfaite intelligence avec l’œil
subtil de l’auteur, qui décrit en quelques traits tous types de milieux sociaux avec une précision d’orfèvre. Simenon, l’un des grands auteurs humanistes ?
Georges Simenon, Maigret et les vieillards, Le Livre de Poche, 160 pages
Mardi 7 juillet 2009
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/2009
15:57
Voilà bien l'embarras qui touche les cinq protagonistes de ce court roman : retrouver
la tombe du tisserand au milieu du dédale que représente le cimetère de Cloon na Morav.
En effet, le tisserand vient de mourir. Il était le dernier à avoir le privilège de pouvoir être enterré dans le cimetière des anciens. Mais s'il connaissait ce lieu sur le bout de ses doigts
décharnés, il n'a pas pensé à transmettre son savoir.
On a donc appelé les deux plus vieux du village à la rescousse, en espérant qu'ils sauraient, tombe après tombe, remonter dans les souvenirs des processions qu'ils ont suivies, et retrouver la
sépulture des tisserands.
Les deux vieillards, oubliés de tous, y voient l'occasion de revenir un peu à la vie, le temps d'une journée, le temps d'un dernier enterrement. Enfin servir à quelque chose, avant qu'ils soient
eux-mêmes appelés à rejoindre leurs frères de terre et d'os, même s'ils n'en savent manifestement pas long sur la tombe en question.
La dispute peut commencer entre ces deux hommes d'honneur, tétus et gentiment cruels, qui ne plaisantent ni avec les traditions, ni avec les fantômes, suivis de près par les fossoyeurs, frères
jumeaux aux regards aussi différents que le fond de leur coeur, et d'un peu plus loin par la jeune veuve, quatrième épouse inutile, discrète et angoissée, qui sait ce qu'elle est venue chercher,
mais qui ne se doute pas une minute de ce qu'elle trouvera au bord du trou.
Le décor est planté, les personnages sont en place, la fable s'ouvre au crépuscule d'une vie, à l'aube d'un temps nouveau.
Et quelle fable ! Une écriture simple, précise, où se mélangent humour, tendresse, angoisse, et poésie. C'est un petit bout de la condition humaine qui flâne dans les allées de cet
étrange lieu sous la plume amusée de son auteur.
Quelle riche idée d'avoir traduit cet écrivain de la fin du 19ème pour la première fois en français ! D'autant plus que l'édition est de très belle facture, accompagnée d'une série de
gravures de Frédéric Coché.
En espérant que les éditions Attila nous permettrons de découvrir d'autres merveilles de cet auteur !
Seumas O'Kelly, La tombe du tisserand, Editions Attila
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Samedi 4 juillet 2009
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13:10
Le fiancé de Julia Schlick a disparu depuis déjà trois ans lorsqu'elle se fait
elle-même enlever en plein Paris. Elle se retrouve à des milliers de kilomètres de là, reçue avec grâce et attention par un étrange personnage qui va lui révéler des secrets inimaginables
concernant son amour.
Décidée à découvrir la vérité et à revoir l'homme de sa vie, elle part sur ses traces, à la poursuite d'une étrange armée amazone sauvage et sanguinaire.
De rencontres en aventures, la voici aux pieds de Fort-Haggar, mystérieuse forteresse abritant ennemis et amis, bourreaux et victimes.
L'ultime combat n'est peut-être pas celui qu'elle croit, car plusieurs personnages semblent avoir de multiples identités et la vérité est bien difficile à déceler.
Quel sera donc le sort de la douce Julia au milieu de ce nid de vipères invisibles ? tin tin tin ... on se le demande ...
La Muse n'a pas grand chose à ajouter. Celui qu'on croit qu'il est serait en fait très différent, mais non heureusement, c'est l'autre qui est très différent et méchant et du coup celui
qu'on croit qu'il est est bien celui qu'il est, par un revirement de situation qu'on croirait pas qu'il est mais qu'on attend quand même depuis la première page.
Un roman plutôt insipide, assez invraisemblable, où l'ennui rôde plus que la peur.
Stéphane Héaume, La nuit de Fort-Haggar, Editions du Seuil
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Mercredi 1 juillet 2009
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11:39
On retrouvera avec bonheur le style concis et ironique d’Irène Némirovsky
dans ce recueil de 12 nouvelles. Qu’elles racontent une mère et sa fille dans un duo d’amertume, ou la vanité d’un auteur flattée par une fine calculatrice, le sort des protagonistes de chacune
des histoires est portée par une écriture qui en quelques phrases, épingle à merveille les émotions humaines, leurs satellites de manigances et les conséquences qui en découlent.
La force des textes courts réside dans l’essentiel atteint dès les premiers mots, tout en ménageant un déroulé de l’histoire qui tient le lecteur attentif jusqu’à la dernière page.
Le dernier texte, Les vierges, introduit une femme dévastée par la passion qui ne tolère pas la pitié de celles qui l’ont recueillie et distille avec beaucoup de sincérité la force d’une vie
amoureuse passée et consumée. C’est le dernier texte publié de son vivant.
Irène Némirovsky dans le classicisme de son écriture et l’attention donnée à ses personnages, touche à des univers très différents avec un soin dans l’observation et une restitution des
sentiments exprimés, absolument délectables.
Un régal de lecture…
Irène Nemirovsky, Les vierges et autres nouvelles, Editions Denoël
Du même auteur : Le bal
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Lundi 22 juin 2009
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19:35
Helen est une jeune fille de 18 ans hospitalisée pour l’opération d’une fissure anale. Depuis son lit d’hôpital, elle « fait le tour » de sa
région génito-anale et de toutes ses prouesses sexuelles en se remémorant comment elle s’en sert pour son plaisir et comment elle aime goûter les sécrétions en tout genre de son anatomie, voire
de celle d’autrui. Cela va des petits vers de peaux qu’elle grignote, à son extraordinaire passion pour le sperme, en passant par la sodomie qu’elle pratique de bon cœur, tout en se parfumant
derrière les oreilles de ses humeurs vaginales et en offrant à son sexe ce qu’il y a de meilleur en matière d’amant visionnaire. Helen nous décrit sa souffrance après l’intervention chirurgicale,
tout en nous régalant donc de ses rapports sexuels et de ses matières fécales le tout saupoudré de quelques visions terribles de sa mère et de son petit frère cherchant à s’anéantir en ouvrant le
gaz. Ah ! le fameux duo plaisir et souffrance ! Ce livre a été traduit dans plus de 27 pays et suscite parait-il un vrai débat. L’auteure de 30 ans dont c’est le premier roman, positionnerait cet
ouvrage comme un nouvel opus féministe qui dans un langage accessible, tordrait le coup à l’image hygiéniste et idéale de la femme. Peut-être que le « débat » est intéressant, peut-être qu’une
autre Virginie Despentes va remuer un peu la littérature et ses poncifs sociétaux, peut-être qu’il est bon de découvrir des auteurs contemporains qui s’expriment dans un roman différent et nous
offrent une possibilité de comprendre de nouveaux modes de vie. A vrai dire, on s’emmerde ferme dans ce livre, et le mot est choisi. Certes, il y a un ton, de l’humour, mais quel rabâchage !
J’avoue que passées les 100 premières pages, j’ai parcouru vite fait les dernières… Car malgré une volonté assez lisible de choquer le lecteur, il n’y a absolument aucun fond et l’étalage de
crudités n’en fait qu’un menu bon marché, répétitif et ennuyeux. La fin, digne d’un film de Walt Disney, Hélène part avec son infirmier vivre une histoire d’amour, remet vite en place la
provocante narratrice qui finira avec un herpès ou au pire une mycose (ce qui la décevrait surement) à force de s’essuyer sur la cuvette des toilettes publiques. Pas de quoi en faire une thèse…
Reste l’engouement que provoque ce roman partout où l’auteure donne des lectures et qui tendrait à prouver que le stade annal dans l’écriture, est bien difficile à dépasser.
Charlotte Roche, Zones humides, Editions Anabet
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Vendredi 19 juin 2009
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08:54
A la question : « qu’être un père ? » 7 auteurs ont écrit des textes courts sur leur expérience de la paternité et ont dévoilé avec beaucoup de
sincérité, les temps forts de leur expérience.
L’idée est intéressante déjà par son thème.
On se souvient du très beau recueil de textes de mères « naissances » dans lequel des auteures livraient leurs émotions et sentiments, décrivant de façon très « charnelle » le lien les unissant à
leur enfant, les souvenirs de leurs naissances et la manière dont elles sont devenues mères grâce à eux.
Ces pères dévoilent à leur tour dans un contexte propre à chacune de leurs histoires de vie, les liens qui les unissent à leur (s) enfant (s). Il n’est question que d’amour, mais l’intérêt de ce
recueil réside dans le fait qu’on retrouve dans chaque « langue » une personnalité de père. Autant de pères que d’individus bien sûr et leur parole est importante. Loin des stéréotypes du chef de
famille, ces pères s’autorisent les débordements de sensibilité et sont le reflet du changement, de l’évolution de la société et de la place occupée auprès des enfants par les hommes. Olivier
Adam, Patrick Besson, Jean-Yves Cendrey, Philippe Claudel, Thierry Consigny, Philippe Delerm, Boualem Sansal ne dissocient jamais les mères de leurs récits, même si leurs réflexions sont très
intimes. Et c’est bien cette intimité dévoilée qui est touchante.
La Muse à adoré le texte de Philippe Claudel, qui lui a tiré les larmes d’un bout à l’autre des mots, ainsi que celui de Patrick Besson plus pudique et très drôle.
Etre père, disent-ils, Editions de l'Iconoclaste
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