A la question : « qu’être un père ? » 7 auteurs ont écrit des textes courts sur leur expérience de la paternité et ont dévoilé avec beaucoup de
sincérité, les temps forts de leur expérience.
L’idée est intéressante déjà par son thème.
On se souvient du très beau recueil de textes de mères « naissances » dans lequel des auteures livraient leurs émotions et sentiments, décrivant de façon très « charnelle » le lien les unissant à
leur enfant, les souvenirs de leurs naissances et la manière dont elles sont devenues mères grâce à eux.
Ces pères dévoilent à leur tour dans un contexte propre à chacune de leurs histoires de vie, les liens qui les unissent à leur (s) enfant (s). Il n’est question que d’amour, mais l’intérêt de ce
recueil réside dans le fait qu’on retrouve dans chaque « langue » une personnalité de père. Autant de pères que d’individus bien sûr et leur parole est importante. Loin des stéréotypes du chef de
famille, ces pères s’autorisent les débordements de sensibilité et sont le reflet du changement, de l’évolution de la société et de la place occupée auprès des enfants par les hommes. Olivier
Adam, Patrick Besson, Jean-Yves Cendrey, Philippe Claudel, Thierry Consigny, Philippe Delerm, Boualem Sansal ne dissocient jamais les mères de leurs récits, même si leurs réflexions sont très
intimes. Et c’est bien cette intimité dévoilée qui est touchante.
La Muse à adoré le texte de Philippe Claudel, qui lui a tiré les larmes d’un bout à l’autre des mots, ainsi que celui de Patrick Besson plus pudique et très drôle.
Etre père, disent-ils, Editions de l'Iconoclaste
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Un couple de retraités vient s’installer dans une résidence sécurisée pour
séniors dans le sud de la France, espérant trouver le beau temps et la compagnie tranquille de leurs contemporains.
Premiers arrivés dans ce « parking » promettant le bonheur serein auquel on peut prétendre à la fin d’une vie, Martial et Odette sont seuls avec un gardien silencieux et rigide.
Pelouses tondues au carré, piscine, portail d’entrée, maisonnette aménagée avec un confort rigoureux, ils s’ennuient et espèrent une vie sociale sympathique. Les nouveaux arrivants vont combler
leurs attentes d’apéritifs dinatoires et de papotages polis.
Jusqu’à ce que le dérapage inévitable arrive, matérialisé par une paranoïa qui se développe au fur et à mesure des confidences.
L’animatrice de la résidence fume des pétards à la file, un camp de gens du voyage à proximité échauffe les esprits méfiants, le pétard de Maxime attise l’imagination de Martial, Marlène parle à
son fils décédé et une femme seule ce n’est pas très normal dans ce lieu.
Tout ce petit monde voudrait bien vivre le rêve et le bonheur dans un paquet cadeau enrubanné, mais ce sera une toute autre aventure qui les attend.
Le récit penche inévitablement vers le drame avec un humour noir des plus délectables !
L’ironie est parfois tendre, la logique du récit juste et le suspens garanti.
On sourit à cette fable maligne et parfois pathétique.
Ces retraités qui rêvent d’un monde aseptisé et dégagé de toute menace, qui veulent couler des jours paisibles dans un paradis de pacotille ont emporté avec eux leurs blessures, leurs fantasmes
et leurs mensonges. Humains trompés par la grande braderie de la béatitude, et qui se réveilleront sous le regard de la lune au beau milieu d’un pugilat jubilatoire pour le lecteur!
Drôle et caustique.
Pascal Garnier, Lune captive dans un oeil mort, Editions Zulma
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Trois
personnages vivent une journée à la frontière de la mort. Marie G, avorteuse qui attend d’être guillotinée, Lucie L, femme avortée dont le ventre se tord et Henry D, bourreau de l’état,
vidé de sa substance humaine par ces actes successifs.
Le maillon qui les relie s’étend sur vingt quatre heures, de l’aube à l’aube suivante.
De chacune des vies, Valentine Goby extrait le motif et entraîne le lecteur dans une plongée en abîme, à la frontière d’un jour redoutable.
Les sentiments éprouvés sont d’une force brutale. On sait la fin du livre. On traverse la vie des personnages pour sillonner leur passé à la recherche d’une forme de cohésion avec le présent.
Tout est de chair, de sang, de peur dans ce livre. L’écriture est forte, violente, douloureuse et aucune précaution n’est prise avec le lecteur.
L’auteur raconte, incise, fouille, nous rappelle la puissance du corps et décrit les faits avec une précision de chirurgien.
Que la robe de bure de condamnée frotte et écorche la peau de Marie, que le regard d’Henry soit perdu pour le monde des vivants ou que Lucie se torde dans sa douleur, on s’attache à respirer les
quelques souffles de vies qui les relient encore à nous.
On ferme le livre, pantelant, avec un malaise qui hérisse le cœur.
Un livre à l’écriture sauvagement belle qui parle de la mort au plus près d’une réalité crue et inévitable, à travers trois destins encore vivants, explorés jusqu’à
l’âme.
Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue, Editions Gallimard
Extrait ici - premières pages du roman
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Nell est une Irlandaise qui vit dans un appartement clair et cossu à Paris.
Œnologue réputée, elle a construit sa vie autour de son métier dans une indépendance feutrée et rassurante, tolérant son amant Henri dans une organisation au millimètre.
Sa fille unique, Ali et sa petite fille Grace, vivent en Irlande sur cette terre de naissance, dans la maison d’Agnès, la mère aujourd’hui décédée de Nell . Elle leur porte un amour
inconditionnel qui va la pousser à retourner dans ce pays la nuit où leur voisin bienveillant va prévenir Nell que quelque chose de grave se passe et qu’elle doit rapidement venir.
On découvre petit à petit que les attaches mère et fille sont loin d’être simples, et c’est avec beaucoup de diplomatie que Nell va essayer de comprendre ce qui arrive à Ali, tout en bravant ses
propres fantômes.
Les évènements découvrent des personnages qui doivent tous retrouver leur mémoire pour mieux vivre le présent, accepter leurs défaillances, leurs bagages invisibles et apprendre à se souvenir de
leurs liens ou à s’en défaire.
On suit leur évolution dans un roman captivant, qui dissèque avec beaucoup de clairvoyance les rapports filiaux et les deuils qu’une vie demande. On accompagne chacun des protagonistes dans leurs
égarements et leurs luttes. On regarde le ciel d’Irlande gonflé de pluie en espérant un soleil salvateur, on est captivé par ces pierres de mémoire qui forment les histoires d’un roman magnifique
et qui relient doucement le passé et le présent pour les réconcilier, comme le petit Poucet semait ses cailloux pour retrouver son chemin.
Ce qui est vraiment remarquable c’est que se sont les situations toutes parfaitement décrites et amenées, qui révèlent la force des sentiments tout au long de la narration.
Kate O’Riordan écrit comme on respire, au plus près de la vie, au plus près de la vérité, au plus près des émotions, au plus près d’une fiction aventureuse et humaine très
touchante.
Kate O'Riordan, Pierres de mémoires, Editions Joelle Losfeld
Du même auteur : Le garçon dans la lune
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Mattia est un jeune homme surdoué, qui concentre toute sa souffrance sur l'étude des mathématiques, paliatif inexorable à la
vie et à son lot de douleurs existentielles.
Alice, qu'il a rencontrée au lycée, partage avec lui de premières années handicapées par un évènement malheureux marquant à jamais son corps et son être.
Ils se voient, se côtoient, s'apprivoisent l'un l'autre, sont seuls et ensemble tout de même un peu. Ne serait-ce qu'un peu. Pas trop loin, même si s'approcher reste une impossibilité intrinsèque
à leur condition.
Mattia et Alice grandissent, font chacun leur chemin, proches et lointains à la fois. Ensembles et séparés. Comme les nombres premiers que Mattia affectionne tant. Ces nombres différents,
solitaires au milieu de la foule des autres, "normaux". Certains de ces nombres possèdent pourtant un "jumeau", dont ils restent proches, comme pour se tenir chaud.
Ce premier roman d'un jeune auteur italien, étudiant en physique théorique, est en train de remporter un beau succès en France, après avoir raflé le prix Strega 2008 (équivalent du
Goncourt en Italie). Et il faut dire qu'il a de quoi surprendre et toucher. Le lecteur y suit ces deux vies avec émotion. Elles se déploient tout en retenue, s'accrochent l'une à l'autre, se
défont, se retrouvent, tout en restant dans une certaine forme d'incommunicabilité. Un joli roman sur deux êtres un peu différents, ou juste uniques, comme nous le sommes tous.
Paolo Giordano, La solitude des nombres premiers, Editions Seuil, 330 pages
| Appréciation : |
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Il y a bien longtemps que personne n'est monté au plateau. Aucun
troupeau n'y est allé paître, et le refuge est resté vide plusieurs décennies. Aucun berger n'a franchi les montagnes au-delà des limites raisonnables. Personne depuis la terreur qui s'était
abattue il y a de cela bien des vies, sur la dernière équipe, sur le dernier troupeau.
La tension est donc particulièrement intense au village, lorsque son jeune maire décide d'accepter la proposition d'un cousin d'organiser à nouveau des transhumances.
Les jeunes sont enthousiastes. Enfin du travail. Enfin des salaires. Enfin de l'aventure.
Les vieux sont partagés. Certains circonspects. D'autres déjà terrorisés. Aucun n'a oublié comme la montagne a fait payer le naïf orgeuil des hommes.
Ils sont finalement six à se porter volontaire. Six hommes qui partent, fiers et heureux, avec tout de même une petite part d'appréhension coincée à un bout de l'âme.
Mais il semblerait que l'endroit ne soit pas aussi acceuillant qu'il en a l'air. Certains prétendent entendre d'étranges bruits la nuit. Il se pourrait bien que le papier trempé dans l'eau bénite
de St Martin soit un véritable talisman pour Barthélémy. En tous les cas les autres s'en moquent moins depuis que les bêtes paraissent fragilisées par une étrange maladie.
Peut-être que la montagne n'a pas encore donné toute la mesure de sa cruauté, ou que les hommes n'ont pas réalisé à quel point la peur elle-même pouvait se révéler le pire des dangers.
Dans une écriture très poétique, relevée et envoûtante, Charles-Ferdinand Ramuz fait monter la tension à son paroxysme en quelques pages, jouant de sa facilité à décrire les
situations, les hommes et leurs états d'âme, et surtout les caprices de Dame Nature.
Charles-Ferdinand Ramuz, La grande peur dans la montagne, Editions Grasset, 170 pages
| Appréciation : |
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Anna a mis au monde une petite fille qu’elle a abandonnée à la naissance. Elle décide un jour, à la faveur de circonstances particulières qui
feront ressurgir ce passé, de retrouver cette enfant et de lui écrire une lettre.
Stéphanie est à présent une jeune fille. Adoptée à sa naissance, elle sait ses parents à qui elle ne ressemble pas physiquement, elle sait la rage en elle d’être une enfant dont on a voulu
se débarrasser, elle ne sait rien pourtant de l’histoire de sa conception. Il lui manque le motif de sa venue au monde. Aimée, soutenue, entourée par sa mère adoptive, Stéphanie devra désormais
se confronter à la réalité d’avoir deux mères et de savoir comment les conjuguer dans sa vie d’adulte.
Dans un court roman épistolaire, Prune Berge aborde avec beaucoup de subtilité le thème de l’adoption d’un enfant et tisse avec ces échanges de missives, un patchwork émouvant.
Derrière chaque lettre il y a la force d’une histoire, d’une vie et de ses renoncements, d’un être avec sa charge de passé, sa volonté de construire le présent, ses erreurs et ses
victoires.
Par le biais de ces lettres, la vérité de chacun apporte aux autres de sa propre lumière et le lecteur déroule le fil cohérent d’histoires individuelles qui se rejoignent en une.
La force du témoignage touche dans sa simplicité, et l’on lit ce roman lucide et sensible d’un seul trait.
Prune Berge, T'es pas ma mère, Editions Babel, 96 pages
| Appréciation : |
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Le vieux va crever. Seul au fond de son lit, décrépi, à moitié pourri, totalement usé,
il est sur le point d’y passer. On est en 1974, au Portugal. Au lendemain de la révolution des
œillets.
La famille l’entoure. Cette famille qu’il a menée d’une main de fer. Chacun espère, au plus fort de son amertume, récupérer sa part du gâteau et fuir au plus vite en Espagne. Fuir avant que "les
communistes" s’emparent des biens et des personnes, s’approprient les uns comme les autres.
Ils sont donc tous là, rassemblés autour du moribond, ce presque cadavre. Ils observent leurs silences ancestraux, leurs souffrances passées, comptent leurs secrets de famille mais ne tentent
plus de cacher quoi que ce soit dans les placards.
C’est au contraire le moment de tout déballer. C’est l’heure du bilan. L’heure des comptes. Seuls les plus forts en réchapperont, c'est une évidence. Peut-être laisseront-ils les plus innocents
hors de leurs combats à mort. Peut-être seulement.
Voici un roman d’une puissance phénoménale. Construit sur les bases d’une tragédie grecque, déstructuré par une écriture poignante, originale et moderne, il se reconstruit enfin à travers
les destins de ses personnages.
Si l’on perd d’abord les unités de temps, de lieux, de liens entre ces vies abandonnées de toutes parts, c’est pour mieux recouper les évènements au cours des chapitres, et chaque geste, chaque
parole, chaque drame, prend une nouvelle profondeur au fil des révélations.
Le passé se mélange au présent dans une danse macabre. Et c’est l’avenir de toute une famille, et peut-être de tout un pays, qui finit de se lire dans les entrailles de ses taureaux sacrifiés, de
ses hommes mortellement avilis.
L’on touche au burlesque à force d’approcher du sordide.
C’est finalement bien une farce terrible que jouent ces damnés.
Appréciation :
Lynn sort d'une cure de six mois en hopital psychiatrique. On ne sait pas les raisons profondes de son internement, et cela n'a pas grande
importance. Elle tente juste de reconstruire quelque chose, quoique ce soit, d'un tant soit peu tangible.
Elle trouve du travail comme femme de chambre dans un hotel de luxe.
Cela lui va bien comme travail. D'abord parce que ça occupe ses journées, ses pensées, ses mains. Ensuite parce que c'est à l'image de ce que Lynn doit accomplir : ne laisser aucune trace,
aucune tâche, aucun vide s'immiscer dans sa vie, puisqu'elle a conscience que le moindre écart la mettrait probablement en déséquilibre.
Mais à force d'y consacrer tout son être, la propreté finit par devenir une obsession, grandissante, jusqu'à paraître franchement compulsive.
Cela arrange dans un premier temps tout le monde, puisqu'elle ne fait pas payer ses heures supplémentaires, qu'elle passe à nettoyer, récupérer, brosser, toutes les chambres, même inoccupées,
toutes les pièces, tous les objets, par-dessus, par-dessous, à l'intérieur des tiroirs, des tables, des abat-jours, derrière les radiateurs, sous la moquette si elle peut, jusqu'aux lattes des
sommiers.
De fil en aiguille, elle se retrouve à passer une nuit par semaine sous le lit d'un client, en rêvant qu'à son tour quelqu'un viendra sous le sien écouter sa vie se dérouler.
Lynn est donc déjà sur la corde raide lorsqu'elle rencontre Chiara, "escort girl" aux plaisirs payants, jeune fille fragile et dure en manque d'affection.
Leur relation marquera un tournant décisif dans la vie de Lynn, mais il est perilleux de vouloir garder son équilibre à deux, debout dans une barque minuscule face aux ouragans d'une vie.
Un roman original. L'écriture est concise et imagée. Rien n'est expliqué, tout est dans la subtilité des situations, des gestes, des paroles, des symboles. Le roman se trouve surtout dans
le regard que le lecteur porte sur les personnages. Une jolie découverte.
Markus Orths, Femme de chambre, Editions Liana Levi, 130 pages
Traduction : Nicole Casanova
| Appréciation : |
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Le père s’est sonné la mort après avoir tué la mère. La cerise sur le gâteau c’est
que le père n’était pas le géniteur et cette information est livrée via un membre de la famille par la grand-mère maternelle. Comment Etre dans cette famille bancale et meurtrière, comment se
découvrir « bâtarde » en plus d’orpheline, voilà le décor planté dans le livre de Chloé Delaume.
« J’irai cracher sur vos tombes », j’irai chercher par delà les morts le sens de mon existence aujourd’hui aussi pourrie que ces cadavres dans leurs sépultures, j’irai trouver comment tuer de
mort lente cette grand-mère qui a « balancé » le secret sordide de ma venue au monde.
C’est dans un cimetière, par delà les stèles et les fantasmes morbides, au cœur de la putréfaction que la narratrice se cherche, fait des rencontres insolites, dénoue le fil d’une histoire
personnelle qui a la forme d’un catastrophique mensonge.
Ce livre se situe entre l’univers de Tim Burton et la tragédie grecque.
Fascination pour la mort, lignée exsangue d’amour, destins de théâtre antique, c’est avec Théophile, sorte de double raisonnable de Chloé, que la quête de la vengeance et les fouilles
s’effectuent, en bas, dans les tréfonds, dans la fange, dans la mort et la haine.
Ce livre n’est pas triste, brillamment écrit avec des passages d’une poésie incroyable, des mots choisis avec un soin de thanatopracteur qui voudrait rendre beau un cadavre.
Cet univers signe un écrivain remarquable, une densité sans lourdeur émane de cette autofiction, tout le livre tend à résoudre l’énigme d’une existence rendue possible au milieu des morts, avec
et contre eux, avec en prime une vision peu banale de la littérature.
« Vous ne connaissez pas celle qui depuis neuf ans m’habite et me console, elle vous est étrangère et tient à le rester. Elle est moi, désormais, et elle s’appelle Chloé. Tout ce
qui la précède doit être de mon crâne évidé. »
Chloé Delaume, Dans ma maison sous terre, Editions Seuil
Appréciation :
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Pierres de mémoire, Kate O'Riordan
Une femme sans qualités, de Virginie Mouzat Le voyage dans le passé, de Stefan Zweig
Le tigre blanc, de Aravind Adiga
Le secret de Caspar Jacobi, de Alberto Ongaro Battement d'ailes, de Milena Agus Journal, de Hélène Berr La Route, de Cormac Mc Carthy |
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La tombe du tisserand, Seumas O'Kelly |
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