La réserve, de Russell Banks

Publié le par La Muse agitée

Les années 30 aux Etats-Unis. Une classe bourgeoise, ultra privilégiée. Une famille, les Cole, côtoie le gratin new-yorkais loin de la surexcitation de la ville, dans La Réserve, espace naturel préservé et protégé des hommes, pour le seul bien de quelques-uns. En Europe, l’Espagne est à feu et à sang, les pays du vieux continent vont bientôt s’embraser. Au cours d’une soirée, le peintre mondain et un rien misanthrope Jordan Groves, coureur de jupons et aviateur experimenté, rencontre la fille des Cole, Vanessa, trentenaire à la réputation sulfureuse et à l’attitude provocante, probablement troublée par un passé dont la dureté est proportionnelle à son secret. Malgré son profond désir de "se ranger", Jordan se retrouve terriblement attiré, et pris au piège de cette relation déséquilibrée en tous sens.

A l’évocation de cette Amérique gâtée autant que désespérée, profonde autant que futile, du début du 20ème siècle, on ne peut que penser à F. Scott Fitzgerald. C’est un bout de fresque que nous propose ici Russell Banks. On y plonge volontiers, on y apprécie les descriptions et les paraboles, mais on en attendait probablement plus de l’auteur de American Darling. Un roman à lire pour s’évader un peu, pas trop loin. Juste ce qu’il faut de distraction, comme un bon téléfilm.

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Publié dans Nouveautés

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