Balzac et la petite tailleuse chinoise, de Dai Sijie
Chine, début des années 70. Le narrateur et son ami Luo sont les fils « d’ennemis du peuple », intellectuels et médecins. Comme des centaines d’autres jeunes, ils sont envoyés dans la montagne du Phénix afin d’être « rééduqués » dans un village de paysans. Après avoir découvert que l’un de leurs congénères cache des livres, de grands classiques de la littérature européenne, ils décident de les voler afin, notamment, d’en compter les histoires à une petite tailleuse de la vallée, charmante, si proche par sa beauté, si lointaine par son inculture. Si l’éveil des sens et la formation intellectuelle sont bien au rendez-vous de ces lectures « sulfureuses », les garçons vont découvrir à leurs dépends que la culture est sans aucun doute la base de l’enrichissement personnel, et de la résistance à toute forme de manipulation. Un beau conte, fluide et léger, souvent drôle, dont la fable laisse une trace indéfinie et la morale une envie d’évasion.
Appréciation :
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