Les grands-mères, de Doris Lessing

Publié le par La Muse agitée

Roz et Lil entretiennent depuis toujours une relation amicale fusionnelle. Leurs maris n’ayant jamais trouvé place dans ce duo, disparaissent tout naturellement. Restent leurs fils, tous deux accrochés à leurs robes comme à des bouées de tendresse. Jusqu’au jour où les relations évoluent, s’épanouissent, où les garçons deviennent de beaux jeunes hommes, où l’amour finit par vaincre les non-dits et les règles de la bienséance. Les relations se complexifient encore, les fusions s’opèrent à quatre, les mots, les sentiments et les caresses enferment chacun des personnages dans un rôle qu’il sait transitoire. Forcément. Il faut bien, après tout, que les garçons se marient et deviennent père…

Doris Lessing, Prix Nobel de Littérature 2007, est âgée de 84 ans lorsqu’elle écrit ce court roman sulfureux, y livrant une version de grand-mères particulièrement délurée.
La plume légère et le verbe simple, c’est tout en finesse qu’elle parvient à décrire une situation pourtant complexe et improbable.
Un hors d’œuvre doux-amer à savourer avec humour.

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« La beauté des jeunes gens, bon, ce n’est pas si simple…Il y a un âge, un âge éphémère, vers seize, dix-sept ans, où ils ont une aura poétique. On dirait de jeunes dieux. Il arrive que leur famille ou leurs amis soient intimidés par ces êtres qui ont l’air de visiteurs venus d’une atmosphère plus pure. Ils n’en ont souvent pas conscience, se faisant davantage l’effet de paquets mal ficelés qu’ils essaient d’empêcher de se défaire. »

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Publié dans Romans

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