La preuve par le miel, de Salwa Al Neimi
En quatrième de couverture l’éditeur surligne : « La confession impertinente et sensuelle d’une Shéhérazade moderne ». « Un livre incandescent. Un évènement dans le monde arabe ». Un peu racoleur tout de même, après lecture.
En fait, il s’agit du livre d’une intellectuelle syrienne qui aime le plaisir de l’amour et qui va chercher dans les écrits érotiques de la littérature arabe, une sorte de justification à la sensualité.
On sait dès le début qu’un amant merveilleux a croisé sa route (elle le nomme le Penseur…) et que leur complicité sensuelle lui a permis d’adopter définitivement le goût de l’amour multiplié par les expériences. Ainsi la révélation complète et l’aboutissement du plaisir ne serait pas dans l’engagement vers un seul mais bien dans la multiplicité des horizons dermiques.
Pourquoi pas.
Pourtant les quelques témoignages ne sont pas très convaincants, plutôt froids, et que sauf à croiser quelques lignes où la poésie érotique arabe est délectable, il n’y a rien de très probant ni de très impertinent dans cet ouvrage.
La couverture du livre est très belle, cela ne suffit pas à en faire un évènement.
A lire, pour vraiment essayer d’appréhender la complexité et la sexualité d’une femme arabe à travers un témoignage : L’amande – Nedjma (paru en 2004) - Pocket
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