La mémoire des murs, de Tatiana de Rosnay
Pascaline a la quarantaine un peu difficile. Rien de grave a priori, mais rien de réjouissant non plus. Alors lorsqu’elle visite et accède à ce petit appartement rue Dambre, elle prend ce changement comme un nouveau départ. Une nouvelle vie qui commence. Mais elle apprend qu’un crime terrible a eu lieu dans son studio, dans sa chambre même, des années plus tôt. L’angoisse du passé qui ressurgit en elle comme hurlé par les murs qui l’entourent va se transformer en une projection de son propre passé. Elle suit les pas de l’assassin et de ses victimes, des familles écartelées, et personne ne semble la comprendre. C’est aux abords de la folie qu’elle a rendez-vous avec elle-même et sa fille, décédée quinze ans plus tôt.
Après Elle s'appelait Sarah, Tatiana de Rosnay nous propose un récit court et dense. La tension monte pendant tout le livre, pour atteindre son paroxysme dans les toutes dernières pages, jusqu’à la dernière ligne. S’il n’y a rien d'exceptionnellement original dans cet ouvrage, il faut avouer que la dynamique fonctionne. On se fait prendre à cette tristesse en phase d’explosion, et les pages se dévorent d’une traite.
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Du même auteur : Elle s'appelait Sarah