Le chant du moqueur, de William Goyen

Publié le par La Muse agitée

Si l’on aime à pénétrer des univers vraiment personnels, il faut lire les nouvelles de William Goyen. Dans cet ensemble de sept nouvelles, l’auteur nous transporte dans un réel imaginaire et dans un rêve aux teintes quotidiennes. L’enfance est au cœur de la plupart des textes. Une enfance qui est trahie, trop éloignée de l’innocence. Plus que l’enfance, c’est surtout l’enfant qui y palpite, avec une mélancolie adulte et un regard grand ouvert sur un monde livide. Ainsi, dans le premier écrit dont est tiré le titre du recueil, un jeune garçon solitaire et fragile se lie d’amitié avec le fils d’une famille de paysans déracinés, qui ont emménagé à la ville par nécessité. Noyés dans les deuils, ils repartiront moins nombreux, laissant le jeune garçon aimanté de leurs désolations,  l’âme pleine d’une compassion triste.

La poésie fait parfois son chemin en éclaboussant le récit de quelques ombres incroyablement pures sur un fond noir et blanc. On croise des êtres singuliers qui se promènent au milieu de paysages taris. Des êtres malmenés et d’autres illuminés de grâce.
On ne ferme pas ce livre sans ressasser une phrase (à la manière de William Goyen qui utilise dans son écriture ce martèlement répétitif) : cette souffrance de l’homme est-elle définitive ?


Appréciation : undefinedundefinedundefined

Publicité

Publié dans Nouveautés

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Encore une fois, ton billet plein de sensibilité donne envie de lire plus avant ce recueil de nouvelles
Répondre