Sur la plage de Chesil, de Ian McEwan
Edward et Florence viennent de se marier. Ils sont jeunes, intelligents, promis à un bel avenir professionnel, et ont envie de s’aimer.
Ils se retrouvent en tête à tête le premier soir de leur lune de miel, dans une auberge en bord de mer, attablés devant un souper, face à face dans leur innocence.
Car Florence et Edward sont vierges tous deux.
En la matière, Edward est un jeune homme maladroit et curieux et Florence une jeune femme peureuse et introvertie. Comment peut-on briser en une soirée tout le projet d’une vie ? Comment peut-on basculer d’un rêve prometteur dans un cauchemar épais ? Qui sont cet homme et cette femme qui viennent de s’unir et qui vont finalement s’apercevoir qu’ils ne peuvent se rejoindre ? Vont-ils tomber les masques et se toucher enfin pour de vrai ? Vont-ils se laisser une chance ?
Tout le livre tend à nous raconter comment la vie bascule, comment un simple grain de sable raye le verre, comment d’un évènement peut dépendre toute notre existence.
L’écriture est ciselée, l’avancée de l’histoire touchante car suspendue aux pensées et aux décisions de personnages aussi inquiets que polis, aussi peu courageux que cultivés.
Pourtant on finit par se lasser un peu de décortiquer avec l’auteur, leurs paralysies, leurs renoncements et leurs complexes.
Editions Gallimard, 150 pages
Rentrée Littéraire 2008
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