Sur la plage de Chesil, de Ian McEwan

Publié le par La Muse agitée

Edward et Florence viennent de se marier. Ils sont jeunes, intelligents, promis à un bel avenir professionnel, et ont envie de s’aimer.
Ils se retrouvent en tête à tête le premier soir de leur lune de miel, dans une auberge en bord de mer, attablés devant un souper, face à face dans leur innocence.
Car Florence et Edward sont vierges tous deux.
En la matière, Edward est un jeune homme maladroit et curieux et Florence une jeune femme peureuse et introvertie. Comment peut-on briser en une soirée tout le projet d’une vie ? Comment peut-on basculer d’un rêve prometteur dans un cauchemar épais ? Qui sont cet homme et cette femme qui viennent de s’unir et qui vont finalement s’apercevoir qu’ils ne peuvent se rejoindre ? Vont-ils tomber les masques et se toucher enfin pour de vrai ? Vont-ils se laisser une chance ?
Tout le livre tend à nous raconter comment la vie bascule, comment un simple grain de sable raye le verre, comment d’un évènement peut dépendre toute notre existence.
L’écriture est ciselée, l’avancée de l’histoire touchante car suspendue aux  pensées et aux décisions de personnages aussi inquiets que polis, aussi peu courageux que cultivés.
Pourtant on finit par se lasser un peu de décortiquer avec l’auteur, leurs paralysies, leurs renoncements et leurs complexes.

Editions Gallimard, 150 pages
Rentrée Littéraire 2008

Appréciation : undefinedundefined  

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Publié dans Nouveautés

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S
Entièrement d'accord avec toi, La Muse agitée, au bout du compte que découvre-t-on dans ce roman soi-disant d'une haute teneur psychologique?: La honte qui fait se taire et l'orgueil qui fait se méconnaitre.. Pas grand chose en fait
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L
"Sur la plage de Chesil" a été encensé par les critiques. j'avais même presque honte d'emettre quelques reserves... Pourtant, si je reconnais en effet une écriture fine, (chirurgicale, oui !)un sujet passionnant (plonger dans l'antre d'une relation amoureuse), j'ai eu du mal à ne pas bailler parfois. Si l'auteur, lui, semble s'être régalé, personnellement, j'ai eu du mal a sympathiser avec les personnages, et ai trouvé l'analyse pas si fine que ça.<br /> Peut être vais je essayer un autre texte ...<br /> Merci pour votre passage.
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P
Oui, c'est le problème avec Mac Ewan : on ne sait pas si c'est un écrivain ou un chirurgien. Peut-être un écrivain qui écrit avec un bistouri. Le comble, ce fut "Samedi", mais cette fois, il est revenu à plus de mesure dans sa manie descriptive, et on retrouve avec plaisir une empathie certaine avec les personnages, comme c'était le cas dans deux de ses livres magnifiques, "Atonement" et "The cement garden". J'ai aimé ce livre à peu près autant que j'ai détesté "Samedi", oeuvre que j'ai trouvé, en comparaison, froide et sans humanité.
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