Le tigre blanc, de Aravind Adiga
Belram Halwai vient d’une des régions les plus pauvres d’Inde. Sa seule chance est d’avoir appris à lire et à écrire avant d’être retiré de l’école pour travailler. Son intelligence précoce et sa volonté de sortir de la « cage à poule » le poussent à affronter son destin. Il parvient à devenir chauffeur et part pour Delhi avec son maître. Si sa situation s’améliore, il a de plus en plus conscience de son état d’esclave. Deux Indes coexistent, celle des Ténèbres, et celle de la Lumière. L’une se meurt au service de l’autre, et c’est tout le pays qui est gangréné par la corruption et la violence. Belram, qui a décidé d’échapper à cette fatalité, est prêt à tout, même au pire, jusqu’à la mort, y compris celle des siens s’il le faut. Chaque génération donne naissance à un tigre blanc. Il devra être celui-là.
Un premier roman puissant, écrit par un jeune indien au talent incontestable et prometteur. L’auteur décrit et analyse son pays loin des images d’Épinal occidentales. Le lecteur est happé par cette écriture de roman noir, par ces analyses lucides de sociologue affuté, par un pays qu’il redécouvre sous un nouveau jour, par quelques envolées philosophiques autant qu’humoristiques, par les destins de ces personnages en lutte perpétuelle pour la survie.
Edition Buchet-Chastel, 320 pages
Rentrée Littéraire 2008
Prix Booker Prize 2008
Lien de l'éditeur, sur lequel vous trouverez notamment le premier chapitre en lecture
Appréciation : ![]()
![]()
![]()