Les boîtes, Istvan Orkeny
Les Töt reçoivent pendant quelques jours le commandant de leur fils, Gyula, au front depuis trop longtemps.
Ils attendent avec impatience et nervosité l'arrivée de cet homme important pour une si modeste famille habitant un si modeste village hongrois.
Au-delà de l'honneur qui leur est fait, les Töt voient surtout dans cet acceuil l'opportunité d'améliorer le quotidien de leur fils. Si le commandant est content de son séjour chez eux, sans doute accordera-t-il à Gyula quelques menus privilèges qui le protégeront et amélioreront sa vie au front.
Mais ces gens simples et naifs sont loin d'imaginer le type d'énergumène qui va débarquer dans leur vie.
Le commandant est un homme complexe et totalement lunatique.
Il va chambouler leurs habitudes, leurs repères, et déstabiliser leur équilibre qui semblait pourtant si solide.
Jusqu'où leur servitude pourra-t-elle affronter ces épreuves imposées avant de sombrer dans la folie ?
Sauront-ils un jour ce que le lecteur apprend dès le début du roman : que ces vains efforts sont d'autant plus absurdes que Gyula est déjà mort lorsque le commandant arrive chez eux ?
Les boîtes est un roman à l'humour caustique, absurde et satirique mais sans cynisme. Légereté et profondeur s'y côtoient, dans un humour décalé et une réflexion sociale affutée. Une amusante hyperbole prônant la liberté et l'anti-conformisme.
Istvan Orkeny, Les boîtes, Editions Cambourakis, 170 pages
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