Le canapé rouge, de Michèle Lesbre
Un train traverse l'Europe de l'Est, ses champs, ses villages décrépits, ses gares que l'on croirait désaffectées, ses temps infinis, sa boue mêlée de neige. A son bord, la narratrice passe. Elle passe son temps. Elle passe ses images. Présentes, passées. Elle repasse ses souvenirs. Elle ne fait que passer, à la suite d'un ancien amour parti mener ses idéaux vers l'origine de la pensée sociale. A Paris, elle laisse une vieille dame sur un canapé rouge, voisine espiègle qui partage ses petits plaisirs et sa grande histoire personnelle. La narratrice passe et revient, comme elle partirait. Car l'essentiel du voyage se situe probablement dans le retour.
Une écriture qui manque un peu de mordant, mais un joli roman, tendre et mélancolique.
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