Syngué Sabour, de Atiq Rahimi

Publié le par La Muse agitée

La narratrice est afghane. Elle veille son mari, dans le coma suite à une blessure de guerre, pendant que les factions alentour continuent de se battre. Elle lui parle. Elle se confie. Elle règle ses comptes avec lui, avec sa famille, avec leurs coutumes, avec la religion, avec les hommes.
La vie de cette femme, parmi tant d'autres, est un chapelet de misères, qu'elle égrenne au ryhtme de ses prières pour le rétablissement de son homme.
Au fur et à mesure de ce triste monologue, le voile se lève sur ces vies gachées par l'extremisme et l'intolérance. 
Elle raconte tout de sa vie à cet être dont il ne reste que le souffle lent comme preuve de sa présence. Tout ce qu'il ne sait pas, tout ce qu'elle a caché par peur ou par désespoir. Tout, jusqu'à ce que la vérité explose dans toute son horreur.

Le verbe est simple, et léger comparé à ce qu'il décrit. La lecture a quelque chose de lancinant. Mais le malheur ressassé à l'infini ne suffit pas à emporter le lecteur. Contrairement à beaucoup de gens, la Muse n'a pas été sensible à ce roman. Peut-être le serez-vous ?

Le mot de l'éditeur :
"syngué sabour [sége sabur] n.f. (du perse syngue " pierre ", et sabour " patiente ") - pierre de patience - Dans la mythologie perse, il s'agit d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères. on lui confie tout ce que l'on n'ose pas révéler aux autres. et la pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate... Et ce jour-là on est délivré. "

Premières pages de Syngué Sabour

Syngué Sabour, Atiq Rahimi, Editions POL, 155 pages
Rentrée Littéraire 2008
Prix Goncourt 2008

Appréciation : undefined

Publicité

Publié dans Nouveautés

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
Je n'ai pas non plus aimé ce roman, le trouvant froid et pas spécialement bien écrit. Déception, donc, pour moi aussi.
Répondre