Les dames de nage, de Bernard Giraudeau
On se laisse agréablement porter par la surprise de cette langue poétique, légère dans son emphase, voyageuse comme les personnages de ce roman. On suit, ni loin ni proche, le regard d'un marin qui vogue et se pose sur les traces de son passage à chaque escale pour mieux quitter, repartir ou revenir. On sourit à chacun de ces personnages originaux, vides et pleins, troublés et magiques, vivants. On finirait presque par s'ennuyer un peu à trop vouloir rester là, dans ce verbe qui chuchote de grands mots sur de petites plaies ou l'inverse. On retrouve un peu de Hugo Pratt en plus réel, un peu de Tavernier en plus évanescent. Et l’on se pose, aux dernières pages, un peu changé tout de même, en se disant que l’on a parcouru un bien joli chemin.
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