Le fait du prince, de Amélie Nothomb

Publié le par La Muse agitée

Lorsqu’un inconnu débarque chez lui sous un pretexte douteux pour venir mourir indécemment dans son salon, Baptiste Bordave se demande légitimement quoi faire. De fil en aiguille, d’hypothèses en conjectures, il en vient à remettre en cause sa petite vie inutile, et à décider d’en changer, de prendre celle qui est là étalée devant ses yeux : celle du mort. Ni une ni deux, une usurpation d’identité plus loin, le voilà dans sa nouvelle voiture, un bolide, en route pour sa nouvelle demeure, luxueuse, à la rencontre de sa nouvelle femme, sublime. Il joue sur les mots et les quiproquos pour prendre place dans cette nouvelle vie, et entame une relation enrichissante, à base de champagne et de confidences, avec cette épouse patiente et douce, superbe et discrète. Que cache-donc la facilité avec laquelle Baptiste a pu devenir Olaf ? Où le mènera ce petit jeu qui semble dériver vers des dangers insoupçonnés ?

Comme à chaque rentrée littéraire, le nouvel Amélie Nothomb est là, tel un fruit de saison. Comme d’habitude, le scénario se tient, les idées s’enchaînent, le tout se lit en un rien de temps, et l’on passe un bon moment, que l’on aura assez vite oublié. Voilà une comédie légère et piquante, qui ferait un bon téléfilm, avec ses idées originales, ses situations incongrues, et deux ou trois bonnes répliques. Et même si l’on peut regretter que l’auteure ne mette pas son talent plus à l’épreuve, on peut se l’avouer : c’est bien cette superficialité calculée que l’on est venu chercher, et que l’on retrouvera avec plaisir mais sans passion au prochain Nothomb.

Editions Albin Michel, 170 pages
Rentrée Littéraire 2008

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Publié dans Nouveautés

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L
Vous ne pouvez pas deviner que nous faisons partie des rares, voire des très rares librairies à n’accepter aucun office, d’aucun éditeur. Nous vous invitons à venir voir de plus près « nos tables » d’ailleurs.<br /> Nous commandons ce qui nous parait digne d’intérêt, au jour le jour, en fonction de nos goûts, de nos connaissances, mais aussi de nos préjugés, et de nos envies du moment.<br /> Bien entendu, ces choix sont très subjectifs, et nous le revendiquons.<br /> Disons simplement qu’il en va de même de nos lectures : nous voulons continuer à lire par plaisir et non par obligation. Du coup, nous sommes tellement indépendants que nous nous permettons même de lire le dernier titre à la mode si cela nous en dit, et parfois d’y prendre un certain plaisir. Et ce n’est pas plus mal : nos envies éclectiques nous permettent aussi de conseiller nos clients de la manière la plus personnalisée possible. A certains le dernier Amélie Nothomb, à d’autres le dernier Alberto Ongaro, une réédition de Constance de Salm, ou les œuvres de Camille Bartoli ou Dominique Ségalen (auteurs de la région).<br /> En conclusion, que le désir et le plaisir restent les moteurs de tous les passionnés du livre, et la littérature sera sauvée.
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D
Je n'ai jamais dit que "lire" tait une perte de temps, mais que de passer une fois de plus du temps avec les mêmes qui inondent les médias pouvait l'être.<br /> Où avez-vous lu "grands méchants nuls et aux petits vraiment très chouettes" dans mon commentaire? Ne prenez-vous pas des raccourcis caricaturaux qui ne sont pas miens?<br /> <br /> Peu de monde prend le risque de chercher plus loin que le bout des offices. Il n'y a qu'à voir les 2 émissions "littéraires" de la semaine sur FR5 et FR2, le même discours, la même sélection caricaturale des majors, pas un pas vers l'inconnu, celui de province, celui des petits.<br /> Ces mêmes Majors balancent des premiers romans sans prendre la peine de les corriger et chacun s'en fait le relai. On y trouve des erreurs de syntaxe basiques, des fautes d'orthographe dignes du CM2, des personnages parfois incohérents, un style brut de béton, un déséquilibre dans le texte, bref, tout ce qu'un éditeur de base se doit de faire avant de lâcher un titre en pâture au lecteur, ne serait-ce que par respect pour lui!<br /> Je ne dis pas qu'il n'y a que du mauvais, mais il faudrait, et c'est bien là le rôle d'un libraire, rééquilibrer la donne, ouvrir les colonnes des blogs, les tables des librairies à un choix alternatif.<br /> Reste la volonté de le faire et là cela ne regarde que vous, j'en conviens.<br /> <br /> Quand vous dites "Nous ne sommes le "relai" que de ceux dont nous choississons de parler, et encore !"<br /> c'est le "et encore" qui m'étonne.<br /> Personne ne vous impose de parler de quiconque dans ces colonnes.<br /> J'ai vu que la rubrique "nous n'avons pas aimé" est d'un vide… révélateur
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D
Je ne vois pas l'intérêt de se faire le relai une fois de plus des Majors et de leurs produits formatés et manufacturés.<br /> La création littéraire possède bien des trésors à découvrir. Il est dommage de perdre du temps avec ce genre de "littératée"
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