La chambre ardente, de Max Gallo
En 1679, Louis XIV crée au sein du système judiciaire, une « chambre ardente » qui doit s’occuper d’enquêter sur les meurtres par empoisonnement qui semblent se répéter de manière alarmante jusque dans l’entourage du Roi. Nicolas Gabriel de La Reynie suit toutes les pistes, chacune des rumeurs que le tout Paris colporte : messes noires, sacrifices, meurtres, trahisons, complots … Or ce qu’il découvre dépasse de loin ses pires cauchemars. La chambre ardente commence à juger, torturer et exécuter les premiers accusés, mais les fils qu’il déroule l’emmènent toujours plus haut dans les couches de la société, jusqu’à l’entourage le plus proche du Roi, jusqu’à La Montespan même, maîtresse officielle et mère d’enfants légitimés par Louis XIV.
Dans un court récit, Max Gallo relate l’affaire des poisons, l’un des premiers et des plus affreux scandales d’Etat. Avec sa facilité d’écriture habituelle, il embarque le lecteur dans les méandres de cette histoire invraisemblable, qui fait pourtant partie de l’Histoire de France. Et c’est tout le plaisir que l’on en retire : l’aspect distrayant n’enlève rien à ce que l’on apprend, et inversement.
Editions Fayard, 160 pages
Rentrée Littéraire 2008
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