La Muse reçoit les lycéens d'Antibes et Cannes
Le prix littéraire des lycéens et apprentis de la région PACA poursuit son cours.
La Muse a reçu des classes de lycéens d'Antibes et Cannes.
Quel rafraichissement de discuter avec ces jeunes, curieux et enthousiastes, ayant cette chance d'avoir encore tout à apprendre et à découvrir !
La plupart n'avait que peu mis les pieds dans une librairie, et jamais dans une librairie indépendante.
La Muse a donc eu tout loisir d'expliquer sa passion pour la littérature, pour les auteurs et leurs écrits, et son positionnement de librairie au service de lecteurs.
Le discours fut manifestement assez déroutant pour des jeunes habitués à un professionnalisme de la consommation, où même la culture devient objet, mise en boîte, gérée en flux et en achalandise, en pourcentage de conversion d'achat, en panier moyen et en achat d'impulsion.
Où c'est l'objet que l'on promeut, en permanence, en volume, en poids, en image, en affichage.
Où tout le monde doit avoir lu, vu, écouté, la même chose, au même moment, pour en parler à ceux qui ont le malheur de ne pas être au courant des derniers "incontournables" ("Quoiiiiii ???? y'a un nouvel Omoooooo ????!!!????"), en général oubliés six mois plus tard.
Alors voilà, il y a un autre type de rapport possible avec son commerce de proximité.
C'est aussi cela que La Muse a voulu défendre. Car pour cette génération qui devra continuer de construire le monde à son image, l'image qu'on lui transmet de ce monde est évidemment essentielle.
La Muse a donc pris beaucoup de plaisir à évoquer une certaine notion de service, une relation de confiance individualisée, où ce qui importe aussi est la satisfaction du client et non le nombre de volumes exposés en rayons.
Une relation où l'on parle d'abord du lecteur et non du produit, puis du texte, de l'histoire, de l'écriture, de l'auteur en tant qu'artiste et non comme directeur marketing.
Où chaque lecteur est en droit d'espérer qu'on lui propose le livre qui lui convient, à lui et à personne d'autre.
Où, au fil de nos échanges, nous pouvons lui suggérer une sorte de parcours-découverte littéraire qui lui soit propre, et qu'il empruntera, nous l'espérons, avec délectation.
Et surtout, La Muse croit en un mode de consommation décomplexé non par ses volumes drainés, mais par sa qualité et son utilité, où l'on fait fi de tous les taux de conversion, marketing ou financier, pour ne se concentrer que sur le seul qui compte vraiment : le nombre de jeunes comme eux convertis à la lecture pendant cette année d'existence. Parce qu'il ne faut pas oublier que la culture représente une grande part de leur avenir.
En tous les cas nous l'espérons !
Pour en savoir plus sur ce prix littéraire et les rencontres programmées entre élèves, libraires, médiathèques et auteurs : http://prix.livre-paca.org/
et nos précédents articles sur le sujet :
Le prix littéraire des jeunes de la région PACA : c'est parti !
La Muse de Vallauris s'agite aussi à Cannes
La Muse a reçu des classes de lycéens d'Antibes et Cannes.
Quel rafraichissement de discuter avec ces jeunes, curieux et enthousiastes, ayant cette chance d'avoir encore tout à apprendre et à découvrir !La plupart n'avait que peu mis les pieds dans une librairie, et jamais dans une librairie indépendante.
La Muse a donc eu tout loisir d'expliquer sa passion pour la littérature, pour les auteurs et leurs écrits, et son positionnement de librairie au service de lecteurs.
Le discours fut manifestement assez déroutant pour des jeunes habitués à un professionnalisme de la consommation, où même la culture devient objet, mise en boîte, gérée en flux et en achalandise, en pourcentage de conversion d'achat, en panier moyen et en achat d'impulsion.
Où c'est l'objet que l'on promeut, en permanence, en volume, en poids, en image, en affichage.
Où tout le monde doit avoir lu, vu, écouté, la même chose, au même moment, pour en parler à ceux qui ont le malheur de ne pas être au courant des derniers "incontournables" ("Quoiiiiii ???? y'a un nouvel Omoooooo ????!!!????"), en général oubliés six mois plus tard.
Alors voilà, il y a un autre type de rapport possible avec son commerce de proximité.
C'est aussi cela que La Muse a voulu défendre. Car pour cette génération qui devra continuer de construire le monde à son image, l'image qu'on lui transmet de ce monde est évidemment essentielle.
La Muse a donc pris beaucoup de plaisir à évoquer une certaine notion de service, une relation de confiance individualisée, où ce qui importe aussi est la satisfaction du client et non le nombre de volumes exposés en rayons.
Une relation où l'on parle d'abord du lecteur et non du produit, puis du texte, de l'histoire, de l'écriture, de l'auteur en tant qu'artiste et non comme directeur marketing.
Où chaque lecteur est en droit d'espérer qu'on lui propose le livre qui lui convient, à lui et à personne d'autre.
Où, au fil de nos échanges, nous pouvons lui suggérer une sorte de parcours-découverte littéraire qui lui soit propre, et qu'il empruntera, nous l'espérons, avec délectation.
Et surtout, La Muse croit en un mode de consommation décomplexé non par ses volumes drainés, mais par sa qualité et son utilité, où l'on fait fi de tous les taux de conversion, marketing ou financier, pour ne se concentrer que sur le seul qui compte vraiment : le nombre de jeunes comme eux convertis à la lecture pendant cette année d'existence. Parce qu'il ne faut pas oublier que la culture représente une grande part de leur avenir.
En tous les cas nous l'espérons !
Pour en savoir plus sur ce prix littéraire et les rencontres programmées entre élèves, libraires, médiathèques et auteurs : http://prix.livre-paca.org/
et nos précédents articles sur le sujet :
Le prix littéraire des jeunes de la région PACA : c'est parti !
La Muse de Vallauris s'agite aussi à Cannes
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